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Peut-on pardonner à sa famille ?

Le pardon est-il un but en soi ? Ne s’agit-il pas plutôt de tourner la page qui doit être tournée pour pouvoir enfin se libérer ? D’assumer ses blessures bien plus que d’attendre une impossible réparation ?

 

Le pardon est une des voies possibles de la guérison mais parfois il est juste impossible. Le pardon n’est pas une injonction, le pardon, s’il vient, viendra tout seul. Le mal subi ne sera jamais réparé, jamais complètement, jamais véritablement.

 

Au fond, pardonner n’est-ce pas donner du sens à ce qui n’en a aucun ? C’est aussi peut-être accepter de ne pas réécrire l’histoire et prendre soin de sa blessure en accueillant l’être blessé que je suis devenu. C’est être attentif à son intériorité, c’est protester, contester, affronter. C’est aussi reconnaître que j’ai droit à ma colère, dire, crier l’injustice subie. Accueillir la colère comme force de vie.

 

Cette auto compassion thérapeutique révèle que je suis enfin prêt à prendre soin de ma blessure et à réapprivoiser cette part blessée en moi, cette partie fragile et vulnérable enfouie depuis si longtemps.

Pour accueillir avec bienveillance et de manière inconditionnelle tout ce qui a constitué mon passé, tout ce que je porte en moi, ne faut-il pas en revanche que j’aille jusqu’au fond de la blessure ? Ne faut-il pas que je renonce à obtenir l’exacte réparation de ce qui demeure irréparable ?



Quelques voies d’exploration dans ce cheminement :


 > lâcher l’identification à la souffrance, ma souffrance n’est pas mon identité

> laisser aller l’offense dans une démarche de vie très profonde pour aller vers un apaisement intérieur

> mon avenir n’est pas voué à la fatalité

> être responsable de ma réponse au mal subi

 

Qu’est-ce que j’en fais de ce mal, de cette blessure ?

 

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